The Water-Babies, Charles Kingsley

Il y a une semaine, le 16 septembre 2016 j’ai soutenu mon mémoire de M2 sur la littérature pour la jeunesse à l’époque Victorienne, et plus particulièrement sur The Water-Babies. J’ai attendu longtemps avant de pouvoir commenter ce livre. Je voulais en effet finir mon mémoire, le soutenir, et tourner en quelque sorte une page sur cette année que j’ai passée penché sur ce livre.

Il s’agit d’un conte de fées. C’est un livre très étrange, en fait. Mélange de conte de fée et mythes et débats scientifiques au 19e sicèle sur l’évolution des espèces: la première lecture est assez difficile, sachant que c’est censé être un livre pour enfants, et que Charles Kingsley l’a écrit pour le plus jeune de ses fils; mais au bout de la deuxième voir troisième lecture on se rend compte de la richesse de ce conte, que ce soit au niveau des mots ou de la féerie!

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Tom est un enfant ramoneur, qui travaille pour un maître assez dur et méchant. Il n’a jamais reçu aucune éducation : il ne sait ni lire ni écrire, il ne se lave pas très souvent, et il connaît beaucoup trop de gros mots pour son âge. Un jour, alors qu’il était en train de nettoyer les cheminé d’une grande maison, il entre par hasard dans la chambre d’une jeune fille, et est pris pour un voleur. Alors qu’il s’enfuit à travers la campagne il tombe dans une rivière et se noie et… eh bien. Là est toute la question. Une fois tombé dans la rivière il est transformé par les fées en un enfant de l’eau (water-baby), créature mis-garçon, mi-poisson. Mais on ne sait jamais vraiment s’il est seulement transformé, ou si sa nouvelle vie au fond de l’eau est en fait une sorte de vie après la mort. En tout cas, après sa transformation, il va découvrir tout un monde insoupçonné sous l’eau, avec beaucoup d’aventures.

Ce que j’ai trouvé vraiment intéressant dans ce conte (et c’était en fait la deuxième partie de mon mémoire) c’est l’intérêt porté à la question de ce que c’est qu’être un homme – pas seulement en général, dans le sens d’humanité, mais aussi dans le sens de masculinité. Qu’est-ce que qu’être un homme – dans le sens de « être humain » et « masculin » ? Qu’est-ce que devenir adulte, et comment ? Au fond donc, il s’agit d’une quête initiatique.

A ma connaissance il n’y a aucune traduction de ce livre en français, ce qui est fort dommage. C’est vraiment un livre magnifique. Kingsley joue avec les mots et les expressions et la culture de l’époque d’une façon tout à fait anglaise, et même si une grande partie de l’histoire reste trop compliquée pour un enfant ou pour un adulte non initié à la biologie marine et aux grands débats scientifiques du 19e siècle – comme moi – c’est une vraie pépite !

Ceux qui n’ont pas peur de lire en anglais, allez y ! Et si quelqu’un connaît une traduction française de ce livre je suis tout ouïe !

“Now,” said Tom, “I am ready to be off, if it’s to the world’s end.”
“Ah!” said the fairy, “that is a brave, good boy.  But you must go farther than the world’s end, if you want to find Mr. Grimes; for he is at the Other-end-of-Nowhere.  You must go to Shiny Wall, and through the white gate that never was opened; and then you will come to Peacepool, and Mother Carey’s Haven, where the good whales go when they die.  And there Mother Carey will tell you the way to the Other-end-of-Nowhere, and there you will find Mr. Grimes.”
“Oh, dear!” said Tom.  “But I do not know my way to Shiny Wall, or where it is at all.”
“Little boys must take the trouble to find out things for themselves, or they will never grow to be men; so that you must ask all the beasts in the sea and the birds in the air, and if you have been good to them, some of them will tell you the way to Shiny Wall.”
“Well,” said Tom, “it will be a long journey, so I had better start at once.  Good-bye, Miss Ellie; you know I am getting a big boy, and I must go out and see the world.”
“I know you must,” said Ellie; “but you will not forget me, Tom.  I shall wait here till you come.”
And she shook hands with him, and bade him good-bye.  Tom longed very much again to kiss her; but he thought it would not be respectful, considering she was a lady born; so he promised not to forget her: but his little whirl-about of a head was so full of the notion of going out to see the world, that it forgot her in five minutes: however, though his head forgot her, I am glad to say his heart did not.”

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3 commentaires sur « The Water-Babies, Charles Kingsley »

  1. Bonjour, et bravo pour votre blog ! Quelle merveille de pouvoir partager notre passion pour la littérature. Je suis moi aussi tombée sous le charme de cette oeuvre de Charles Kinsley, et j’en propose une traduction en français, sur Amazon, précédée d’une préface. Je serais enchantée de vous en faire parvenir un exemplaire, et très honorée d’avoir votre avis sur mon travail. J’aimerais moi aussi que cette oeuvre soit davantage connue et diffusée ! Il est possible que nous puissions y contribuer …A bientôt peut-être. Françoise

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      1. Bonjour,
        Cela me fait très plaisir ! Si vous me laissez une adresse mail où je puisse vous joindre à l’adresse suivante : Fgdtdb@gmx.fr, je vous enverrai l’ouvrage. Vous pourrez à loisir me donner votre avis. Pour l’instant, j’ai eu quelques lecteurs, mais encore aucun retour. A bientôt ! Françoise

        Aimé par 1 personne

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